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Retour sur le 9e Congrès contre la peine de mort

Mis à jour le 10 juillet 2026

"Le droit qu’on ne peut retirer à personne, c’est le droit de devenir meilleur"
Victor Hugo

Sur l’ensemble des Etats et territoires dans le monde, 114 sont abolitionnistes, 9 abolitionnistes de droit commun, 29 en moratoire sur les exécutions et 47 sont rétentionnistes selon le baromètre d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM) de 2025. Malgré la recrudescence des exécutions dans certains Etats, la dynamique mondiale reste celle de l’abolition.

Organisé par l’ONG française ECPM, le 9e Congrès mondial contre la peine de mort s’est tenu du 30 juin au 2 juillet 2026 à la Maison de la Radio et à l’Hôtel de Lassay. Célébrant 25 ans de congrès mondiaux à travers le monde, il s’agissait d’un rendez-vous important pour les acteurs de la justice et des droits humains, qui a réuni plus de 1300 participants venus d’une centaine de pays. Premier congrès mondial célébré sans Robert Badinter, des hommages appuyés ont été rendu durant les 3 jours à cette figure de l’abolition, en France mais également dans le monde entier. Partenaire de l’événement, le barreau de Paris a saisi cette occasion pour réaffirmer son engagement abolitionniste, dans la lignée du combat porté par l’ancien avocat parisien devenu Garde des Sceaux.

La solidarité entre barreaux, un enjeu majeur du combat abolitionniste 

Convaincu de la place prépondérante de l’avocat et des barreaux dans le chemin vers l’abolition universelle, le barreau de Paris a coorganisé avec l’IBAHRI (International Bar Association’s Human Rights Institute) et le CNB un side event dédié à la mobilisation des barreaux. Autour de Safya Akorri, Membre du Conseil de l’Ordre et modératrice du panel, Emily Olson-Gault, directrice du projet Peine de mort au sein de l’American Bar Association, Sandrine Dacga, membre du Réseau des Avocats Camerounais contre la Peine de Mort, Morhaneraj Rajakumaran, membre du Conseil de l’Ordre de Kuala Lumpur et Abderrahim Jamai, ancien bâtonnier et coordinateur de la Coalition Marocaine Contre la Peine de Mort, ont pu rapporter l’expérience de barreaux confrontés à l’application de la peine de mort et échanger sur les bonnes pratiques mises en place pour accompagner les avocats locaux.

L’engagement des barreaux a également été au cœur de la prise de parole du Bâtonnier Louis Degos, qui remettait le prix de la défense aux côtés de Julie Couturier, présidente du CNB.

« La peine de mort est une atteinte irréversible à la dignité humaine. En tant qu’avocats, notre mission est de protéger cette dignité, où que ce soit, et par tous les moyens du droit. Le Barreau de Paris, fidèle à ses valeurs, restera aux côtés de ceux qui luttent pour son abolition universelle », a rappelé le bâtonnier Louis Degos. 

Le Prix de la défense a été remis à deux lauréats ex aequo : The 89 Pro Bono Lawyers (Taïwan) et The Cornell Center on the Death Penalty Worldwide (États-Unis). Une reconnaissance pour des acteurs qui font de la défense et de l‘engagement sans faille des avocats un levier de changement.

Cette 9e édition du Congrès mondial a rappelé une évidence : l’abolition ne sera universelle que si les avocats s’en emparent. Partout dans le monde, des Etats-Unis à la Malaisie en passant par l’Europe et l’Afrique, chaque action compte. Prochaine étape : rendez-vous au Maroc pour le 10e congrès mondial contre la peine de mort dans 3 ans.

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