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In memoriam - Décès de Michel de Guillenchmidt

Mis à jour le 7 octobre 2026

Monsieur le Bâtonnier et Madame la Vice-Bâtonnière ont la tristesse de vous faire part du décès de Michel de Guillenchmidt, survenu le 5 octobre 2026 à l’âge de 85 ans, et après 34 années d’exercice comme avocat. 

Né en 1941, c’est d’abord vers l’administration publique qu’il se dirige : diplômé en 1967 de l’École nationale d’Administration, il rejoint le Conseil d’État en qualité d’auditeur puis de maître des requêtes. À plusieurs reprises, il est détaché auprès de ministères (1974-1979), notamment pour exercer des fonctions de directeur de cabinet. 

En 1979, il est placé en disponibilité et prête serment comme avocat au Barreau de Paris, rejoignant ainsi dans la profession son épouse, Jacqueline de Boisséson (serment en 1973). Le vice-président du Conseil d’Etat en personne, Christian Chavanon, rédige sa lettre de recommandation. Michel de Guillenchmidt exerce alors pendant trois ans en qualité d’associé du cabinet Gide Loyrette Nouel (1979-1982), avant de revenir au Conseil d’État où il est successivement commissaire du gouvernement, et conseiller d’État en 1989.  

Redevenu avocat en 1990, il est d’abord associé au sein de plusieurs cabinets avant d’exercer en tant qu’indépendant dans le cabinet De Guillenchmidt & Associés (DGA), principalement en droit public et droit de l’environnement. Ses compétences sont également reconnues en droit constitutionnel, matière qu’il enseigne à l’université et pour laquelle il a rédigé l’ouvrage Droit constitutionnel et institutions politiques (2000-2005). Une part importante de ses activités est en effet consacrée à l’enseignement du droit ; de 2003 à 2006, il exerce même les fonctions de doyen de la faculté de droit de l’Université Paris V-René Descartes

Polyglotte, il exerce enfin en droit international et plaide devant la Cour européenne des droits de l’Homme. Il se montre profondément attaché à la défense des libertés fondamentales, et s’y engage tout au long de sa vie tant par son activité d’avocat que par de nombreuses missions à l’étranger. Cet engagement l’avait conduit à se rendre en Afghanistan aux côtés des résistants, en Érythrée, dans plusieurs pays de l’ancienne Europe communiste et de l’ex-URSS, ainsi qu’au Sahara occidental. 

En 2003, il avait pu voir son fils Maxime et sa fille Ariane devenir avocats à leur tour. En 2021, après près de 35 années d’exercice de la profession, il demande son honorariat qui lui est conféré par le Conseil de l’Ordre. 

Il était officier de la Légion d’honneur, officier de l’Ordre national du Mérite et titulaire de la médaille d’argent de la Jeunesse et des Sports. Toutes nos condoléances vont à sa famille, ses proches et ses anciens associés et collaborateurs.

 

Didier DALIN
Secrétaire général