« Le droit, bien commun des pays du G7 » Lettre ouverte des barreaux du G7 aux dirigeants réunis à Évian
Mesdames et Messieurs les dirigeants du G7,
À l'heure où les tensions géopolitiques s'aggravent, où les rivalités économiques se durcissent et où les bouleversements technologiques transforment nos sociétés à une vitesse inédite, nous, représentants de barreaux du G7, souhaitons rappeler une conviction qui nous rassemble : le droit est le premier bien commun de nos démocraties.
Les démocraties ne survivent pas par la seule force de leurs armées, la seule puissance de leurs économies ou la seule rapidité de leurs innovations. Elles prospèrent parce qu’elles reposent sur des règles partagées, prévisibles et respectées – l’Etat de droit.
C'est lui qui garantit l'indépendance de la justice, protège les libertés fondamentales, sécurise les échanges économiques et fonde la confiance des citoyens dans les institutions. Cette confiance est aussi le moteur de la prospérité : elle favorise l’investissement, l’innovation, l’entrepreneuriat et les échanges. Le droit ne protège pas seulement nos sociétés ; il contribue à créer la richesse qui permet leur développement.
Il est urgent de rappeler que sans ces règles partagées, il n’y a pas de confiance. Celle-ci est aujourd'hui fragilisée par la montée des tensions internationales, la remise en cause de certains mécanismes de coopération, l'essor de technologies dont les effets dépassent souvent les cadres juridiques existants, ainsi que par des menaces transnationales qui ignorent les frontières. Face à ces défis, la tentation est grande de privilégier l'efficacité immédiate au détriment des principes. Ce serait une erreur.
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Nous avocats appelons les dirigeants du G7 à faire de lEtat de droit une priorité politique affirmée et concrète.pdflun 15, 2026 — 580.96 KoTélécharger