Fraude au RIB : pourquoi un simple appel téléphonique peut vous protéger
C’est un scénario désormais bien rodé. Un simple RIB, reçu par mail, peut suffire à détourner d’importants fonds. Cet été, plusieurs sinistres sont survenus et des cabinets ont déjà été touchés par des détournements de fonds après réception de faux RIB.
Pour transférer des sommes à votre client ou à votre contradicteur, vous avez le choix entre demander à la CARPA d’établir un chèque (que vous vous chargerez d’envoyer) ou procéder par virement. Dans ce dernier cas, la CARPA vous demande un RIB afin de procéder au virement. La plupart du temps, ce RIB vous est transmis par mail. Il vous appartient de vous assurer que le RIB émane bien de votre client ou de votre contradicteur.
Pour ce faire, il vous est demandé, systématiquement, de téléphoner à votre client ou à votre contradicteur pour vous assurer que c’est bien lui qui vous a envoyé le RIB. Cette précaution est indispensable dans tous les cas.
Le risque est encore plus important lorsque votre client vous envoie un nouveau RIB en disant qu’il a changé de banque. En réalité, un pirate peut avoir piraté sa boîte mail et vous envoyer un faux RIB pour que vous versiez l’argent sur son propre compte.
Il est de plus en plus difficile de s’apercevoir qu’un mail frauduleux n’a pas été envoyé par votre client mais par un pirate. Il est donc important de garder à l’esprit que votre client ou votre contradicteur préférera toujours recevoir un appel téléphonique de votre part pour confirmation, plutôt que d’attendre un versement de fonds qui ne lui parviendra jamais.
Le Bureau des assurances