Flash Famille
La réunion annuelle réunissant magistrats du pôle famille, fonctionnaires de greffe et avocats s’est tenue le 12 juin 2026 au Tribunal judiciaire de Paris. Espace de dialogue et de réflexion collective, elle a permis de dresser le bilan de l’année écoulée et de tracer les perspectives de travail communes.
Le « baromètre » des relations entre le siège et le barreau s’est révélé positif : aucun incident signalé cette année, un recours quasi nul aux dispositifs de signalement, et des audiences globalement plaidées dans de bonnes conditions malgré des rôles chargés.
Dans un contexte d’actualité particulièrement lourde pour la communauté judiciaire, un même cap a été réaffirmé de part et d’autre : ne pas céder à la réaction immédiate, mais maintenir l’exigence du droit — rigueur, contradictoire et respect du temps judiciaire. Le droit de la famille a été rappelé comme étant en première ligne sur la protection de l’enfance avec l’intérêt supérieur de l’enfant pour seule boussole.
La maîtrise des délais aux affaires familiales a été présentée comme une priorité, assumée non dans une logique comptable mais au regard des situations humaines en jeu.
Il a été rappelé que plusieurs dispositifs de solidarité, parfois méconnus, restent à la disposition des confrères et consœurs, parmi lesquels le salon d’allaitement de la Maison des avocats (la MODA).
Une justice plus apaisée, centrée sur l’intérêt de l’enfant. L’accent a été mis sur la relation aux justiciables et sur la lisibilité du parcours judiciaire : livrets d’information, capsules vidéo et outils pédagogiques destinés à expliquer le déroulement d’une audience. L’expérimentation menée au Tribunal judiciaire de Bobigny a été citée en exemple, où les convocations comportent un QR code renvoyant à une vidéo de présentation du déroulé d’une audience. L’intérêt de l’enfant a été présenté non seulement comme critère de décision, mais comme manière même de procéder et d’accueillir les familles.
Les modes conventionnels et les modes amiables au cœur de la procédure. Les processus conventionnels et les modes alternatifs de règlement des différends doivent cesser d’être perçus comme une simple faculté pour devenir un axe central de la procédure civile. Un travail d’ampleur est engagé en ce sens.
Les apports du décret n° 2025-660 du 18 juillet 2025 ont été particulièrement mis en avant comme levier de transformation des pratiques : le décret érige l’instruction conventionnelle en principe de droit commun de la mise en état du procès civil, la mise en état judiciaire devenant l’exception. Ces instruments ont été présentés comme un moyen d’accélérer le traitement des dossiers, au bénéfice de la satisfaction des clients comme de la stratégie procédurale des cabinets.
En pratique — L’instruction conventionnelle simplifiée
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En pratique — La procédure participative aux fins de mise en état (PPME)
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En pratique — L’expertise conventionnelle
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La protection des victimes et les ordonnances de protection. Les dispositifs des décisions rappellent la nécessité d’informer le parquet de la signification de l’ordonnance s’agissant d’une information essentielle.
Un groupe de travail commun au tribunal et au barreau a été lancé, avec un sondage croisé avocats-magistrats ; au vu des résultats, une semaine de formation commune avocats-magistrats se tiendra à la mi-octobre, matière par matière et instrument par instrument, pour favoriser l’appropriation concrète de ces méthodes.
Le consensus parental. Le projet de consensus parental procède d’un constat lucide et partagé : la justice familiale souffre — au sein des familles, dont le passage devant le juge peut laisser des traces durables, mais aussi chez les magistrats, les greffiers et les avocats.
D’une première idée de livret d’information est née une véritable démarche, destinée à accompagner les parents en conflit vers une solution construite, pensée à chaque étape dans l’intérêt de l’enfant. Sa force réside dans la complémentarité des acteurs : il n’est plus question d’opposer médiation, avocats et juges, mais de penser et d’agir ensemble. Le rôle de l’avocat y est central.
En pratique — S’engager dans le consensus parental
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Décret n° 2025-660 du 18 juillet 2025 portant réforme de l’instruction conventionnelle et recodification des modes amiables de résolution des différends (JORF du 19 juillet 2025). Légifrance
Code de procédure civile, art. 129 et s. (instruction conventionnelle simplifiée), issus du décret n° 2025-660 du 18 juillet 2025 ; dispositions en vigueur le 1er septembre 2025. Légifrance
Code de procédure civile, art. 130 à 130-7 (procédure participative aux fins de mise en état) ; code civil, art. 2062 et s. Légifrance