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AG décentralisée du CNB : le barreau de Paris, hôte d'une première historique

Mis à jour le 9 juillet 2026

Les 2 et 3 juillet, le barreau de Paris a accueilli, pour la première fois de son histoire, une assemblée générale décentralisée du Conseil national des barreaux, un événement d’inédit, tant pour l’institution parisienne que pour la profession dans son ensemble.

Le 2 juillet au soir, à la Maison du Barreau, une rencontre a ouvert cette séquence entre les avocats parisiens et les élus du CNB. Si le bâtonnier Louis Degos a souligné, sur le ton de l’humour, le caractère singulier de cette initiative – une assemblée générale dé

centralisée à Paris – il n’en n’a pas moins rappelé l’importance pour la profession : son unité. C’est cette unité qui lui permet d’avancer, dans l’intérêt des confrères, et notamment parisiens. « Il y a ce soir, bon nombre de mes confrères parisiens qui souhaiteraient mieux se reconnaître lorsqu’ils regardent l’Assemblée générale du CNB. Ce sujet de la représentativité du CNB ne doit pas nous fracturer mais au contraire nous unir ». Parmi d’autres sujets, cetemps d’échange a permis d’aborder plusieurs enjeux structurants pour la profession, parmi lesquels la lutte contre les braconniers du droit, la numérisation des procédures de justice, le développement de l’IA ou encore l’entrée en vigueur de la facturation électronique.

Une nécessaire mobilisation collective

Le lendemain, le 3 juillet, l’assemblée générale décentralisée s’est tenue à l’auditorium Pierre Drai du tribunal judiciaire, en présence de son président, Peimane Ghaleh-Marzban, et de la procureure Laure Beccuau. L’occasion pour le Bâtonnier d’insister sur la fragilité croissante de l’institution judiciaire, confrontée à des tensions structurelles, à une dégradation des moyens et à une pression accrue sur ses acteurs. Dans ce contexte, il a appelé à une vigilance collective face aux atteintes susceptibles d’affecter son bon fonctionnement et à une mobilisation commune des professions du droit pour en garantir la solidité.

Le bâtonnier a ensuite rappelé la motion adoptée par le Conseil de l’Ordre en soutien au magistrat Youssef Badr, menacé dans l’exercice de ses fonctions, puis évoqué une crise profonde de l’institution judiciaire et appelé les avocats à se mobiliser pour la défense de l’Etat de droit, au-delà des tensions propres à l’exercice de la profession.

ag cnb