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Nasrin Soutoudeh, la mobilisation continue

Mis à jour le 27 avril 2021

À l'occasion de la première année de détention de l'avocate et militante iranienne Nasrin Sotoudeh, jeudi 13 juin 2019, Amnesty International organisait avec le soutien du barreau de Paris, des organisations de défense des droits humains, la diaspora iranienne, des associations féministes et des personnalités, un rassemblement aux abords de l'ambassade d’Iran, afin d’interpeller les autorités iraniennes et leur montrer que nous n'oublions pas Nasrin Sotoudeh dont nous voulons obtenir à tout prix la libération inconditionnelle et immédiate.

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Le vice-bâtonnier de Paris Basile Ader a pris la parole au nom du barreau de Paris. Il a évoqué les différentes actions de mobilisation des avocats parisiens en faveur de notre consœur Nasrin Sotoudeh, membre d’honneur du barreau de Paris depuis le 12 mars dernier, qui a été condamnée à 33 ans de prison et 148 coups de fouet. Le vice-bâtonnier a rappelé que cette terrible condamnation n’est pas isolée, mais révélatrice du traitement qui est réservé depuis de nombreuses années aux avocats iraniens qui travaillent sur des questions de droits humains ou des dossiers politiquement sensibles.

Aujourd’hui, seuls les avocats habilités par les autorités ont le droit de défendre les dossiers considérés comme politiques. Bien que 20 000 avocats soient inscrits au barreau de Téhéran, seuls 20 sont autorisés à représenter des individus accusés de « crimes de sécurité nationaux ou internationaux, de crimes politiques et médiatiques », accusations souvent portées contre des militants des droits de l’homme et des journalistes. Sans surprise, aucun avocat spécialiste des droits humains ou connu pour avoir défendu des accusés dans des affaires politiques, ni aucune femme, ne figure sur cette liste. En limitant le droit pour un accusé de choisir son avocat, le gouvernement iranien viole non seulement la Constitution iranienne mais également les règles les plus élémentaires du procès équitable.

Les avocats iraniens engagés ne peuvent compter sur la protection de leur barreau qui a perdu son indépendance et sa capacité de défendre les droits des avocats. Les avocats qui souhaitent se présenter à l'élection du conseil d'administration du barreau doivent être approuvés par le tribunal disciplinaire des avocats, sous la supervision du pouvoir judiciaire. Cela signifie que les avocats qui ont eu une position critique vis-à-vis des autorités peuvent se voir interdire l'accès au conseil d'administration.

Le soutien des barreaux étrangers, et tout particulièrement du barreau de Paris, est donc essentiel pour nos confrères iraniens menacés.

Retrouvez la vidéo de toutes les interventions en soutien à Nasrin Sotoudeh

Lire l'article d'Amnesty France