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Journee internationale des droits des femmes : Le barreau de paris s’engage pour la profession, et au-delà

Mis à jour le 27 avril 2021

La lutte contre les discriminations et agissements sexistes sont au cœur du programme du bâtonnier Marie-Aimée Peyron et de son vice-bâtonnier Basile Ader. Au barreau de Paris, une avocate gagne 51% fois ce que gagne un avocat.

Lors du Conseil de l’Ordre du mardi 6 mars 2018, les membres du Conseil Valence Borgia, Solène Brugère, Maxime Eppler et Benjamin Pitcho ont présenté un rapport préconisant la mise en place d’une politique volontariste de lutte contre les agissements de harcèlement et de violences sexuels au sein du barreau de Paris.

Suite à la présentation de ce rapport, l’Ordre des avocats de Paris met dès aujourd’hui 10 actions pour une politique de lutte transparente, claire et efficace au sein du barreau :

  • Prise de position officielle de l’Ordre des Avocats de Paris afin de signifier le changement de paradigme sur ces enjeux en faveur des victimes et de les inviter à poursuivre leurs témoignages ;
  • Lancement d’une campagne globale de sensibilisation et de recensement autour des faits de discrimination, agissements sexistes et violences sexuelles ;
  • Lancement d’une campagne de sensibilisation plus ciblée à l’attention des élèves-avocats particulièrement visés par les faits de harcèlement sexuel compte-tenu, notamment, de la précarité de leur statut et de leur plus faible expérience du milieu professionnel ;
  • Création de modules sur les violences sexistes et sexuelles dans la formation continue des avocats ;
  • Création d’un réfèrent harcèlement à l’École de formation des Barreaux (EFB) ;
  • Création d’un réseau de « cabinets refuges » pour les élèves-avocates ;
  • Création de référents formés au sein de l’Ordre des Avocats de Paris qui auront pour missions de recueillir la parole des victimes et/ou témoins de manière confidentielle, apporter un réconfort et un soutien psychologique, rapporter au Bâtonnier des faits allégués de harcèlement et de discrimination en vue de l’ouverture d’une enquête déontologique, assurer la transmission automatique des faits avérés à l’autorité de poursuite pour déclenchement d’une procédure disciplinaire ;
  • Renforcement des prérogatives de la commission harcèlement/discrimination ;
  • Suspension des conventions de stage avec les cabinets condamnés disciplinairement a raison de faits de violences et/ou de harcèlement sexuels ;
  • Transmission systématique à l’autorité de poursuite des dossiers de harcèlement sexuel et instruction et jugement par des membres du conseil de l’ordre formés à ces questions.