Editorial

Qui est Nicole Belloubet, la nouvelle garde des Sceaux

Chronique

Mis à jour le 26.06.2017

Formation et parcours professionnel

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Née en 1955, Nicole Belloubet obtient un DEA de droit public à l’Université Paris II Panthéon-Assas, puis, l'année suivante, un DEA d'histoire du droit au sein de la même université. Docteur en droit en 1990 à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, avec une thèse intitulée : « Pouvoirs et relations hiérarchiques dans l'administration française », elle est reçue au concours de l'agrégation de droit public en 1992.

Elle est professeur des universités et occupe la fonction de rectrice de l'académie de Limoges (1997-2000) puis de celle de Toulouse (2000-2005).

De 2000 à 2005, elle est présidente du Comité interministériel de pilotage pour la promotion de l'égalité des sexes dans les systèmes éducatifs. En 2001, elle rédige, à la demande de Jack Lang, ministre de l'Éducation nationale, un rapport intitulé 30 mesures pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles dans les établissements scolaires puis en 2002, un second rapport présentant 30 mesures pour l'avenir du lycée.

En 2008, elle est professeur de droit communautaire à l'Institut d'études politiques de Toulouse. À la suite des élections municipales de 2008, elle devient première adjointe chargée de la culture de la ville de Toulouse dans l'équipe du maire Pierre Cohen. Élue au Conseil régional de Midi-Pyrénées en 2010 sur la liste PS de Martin Malvy, elle y occupe le poste de première vice-présidente, chargée de l’éducation, et quitte sa fonction d'adjointe au maire de Toulouse tout en restant conseillère municipale.

En 2013, elle est désignée par Jean-Pierre Bel, président du Sénat, pour siéger au Conseil constitutionnel pour un mandat de neuf ans. Elle devient la première femme professeure de droit nommée membre du Conseil constitutionnel. Avant sa nomination, seulement six femmes ont exercé cette fonction.

En 2016, elle est élue présidente du conseil d’administration de l’Institut National Champollion, l’université autonome d’Albi, Castres et Rodez.

Le 21 juin 2017, elle est nommée ministre de la justice et garde des sceaux dans le gouvernement Édouard Philippe 2, en remplacement de François Bayrou.

Informations complémentaires

En tant qu’agrégée, elle mène des missions de formation au droit public, en Sierra Leone ou encore au Cambodge. Il s’agit alors de « faire prévaloir la conception du droit français sur le droit anglo-saxon ».