Editorial

Naissance officielle du Réseau national des incubateurs de barreaux

Mis à jour le 19.12.2018

Le 29 novembre dernier, à l’occasion du Vendôme Tech, les statuts du Réseau national des incubateurs de barreaux (RNIB) ont été signés par tous les membres fondateurs, au nombre desquels l’incubateur du barreau de Paris, représenté par Maire-Aimée Peyron, bâtonnier de Paris.

Lancé à l’initiative de l’Incubateur du barreau de Paris en octobre 2017, lors de la dernière Convention nationale des avocats, le Réseau national des incubateurs de barreaux (RNIB) a donc été officiellement créé sous la forme d’une association loi 1901, notamment pour pouvoir bénéficier de fonds privés.

Porté par Nathalie Attias avec à ses côtés Lise Damelet, co-fondatrice de l’Incubateur du barreau de Paris et Mélanie Parnot, présidente de l’Incubateur du barreau de Montpellier, ce réseau regroupe aujourd’hui les Incubateurs de 12 barreaux en France : Aix-en-Provence, Bordeaux, Grasse, Grenoble, Lyon, Marseille, Montpellier, Nîmes, Paris, Rennes, Strasbourg et Toulouse. Ses rangs pourraient grossir par la suite : le barreau de Versailles est en train de créer son incubateur et celui de Nantes propose déjà les Boosters. C’est « une démarche collective, une démarche de partenariat entre ses membres, mais aussi avec le ministère de la Justice », a précisé Lise Damelet.

« L’objectif est de mutualiser nos forces, nos moyens (…), d’avoir une structure nationale qui puisse porter des projets d’avocats, un projet d’incubation national », a-t-elle déclaré. « L’objectif est aussi de mutualiser nos efforts dans les tests de solutions juridiques innovantes », a-t-elle ajouté, et de « mener une réflexion avec un comité des experts » composé de magistrats, huissiers, notaires, qui va s’ouvrira aux mathématiciens et aux informaticiens.

Un premier grand projet sera lancé en 2019 : une plateforme nationale de crowdfunding à destination des avocats, pour financer leurs projets numériques innovants, auxquels les plateformes généralistes de crowdfunding ne sont pas adaptées aujourd’hui. Cette plateforme permettra de toucher les 68 000 avocats que compte le territoire national : « une véritable force de frappe financière » pour Mélanie Parnot, et un « moyen d’avoir la confirmation par ses pairs que le projet est pertinent », mais aussi une « occasion de faire du crowdsourcing, de mettre en contact un collectif d’avocats qui auront envie de travaille ensemble » et « d’ouvrir à des financements complémentaires ».

À l’horizon 2020, l’ambition du RNIB est d’ouvrir cette plateforme aux autres professions du droit (huissiers, notaires, etc.), pour stimuler l’interprofessionnalité.