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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l'Incubateur du Barreau de Paris

Mis à jour le 27 avril 2021

Les prix de l'innovation 2015 de l'Incubateur du Barreau de Paris auront lieu début décembre. Jean-Pierre Grandjean (MCO) et Lise Damelet, tous deux avocats, nous parlent de cette démarche innovante dont ils sont les piliers actifs.

 

 

 

 

 

1.Rappelez-nous ce qu'est l'Incubateur du Barreau de Paris

Jean-Pierre Grandjean :

L'Incubateur du Barreau de Paris est né en 2014 dans le prolongement de la campagne au Bâtonnat de nos actuels Bâtonnier et Vice-Bâtonnier.

C'est une initiative résolument tournée vers l'innovation, à l'heure où la révolution numérique bouleverse le monde du droit.

Sept avocats animent l'Incubateur. Plus qu'un "think tank", c'est une structure d'action, d'échanges et de propositions. Des membres associés (avocats, entreprises, universitaires, éditeurs) apportent à l'Incubateur leur expérience et leurs réflexions. Des contacts sont pris avec tous ceux qui s'intéressent à l'innovation. Comme membre du conseil de l'Ordre et par délégation du Bâtonnier, je coordonne l'Incubateur depuis le début de cette année.

Parmi les réalisations les plus importantes de l'Incubateur : deux grandes conférences dont une sur les nouveaux "business models" qui aura lieu en présence d'experts français et étrangers le 21 octobre prochain ; des propositions d'évolution déontologique, qui ont été présentées par l'Incubateur au Conseil de l'Ordre le 7 juillet dernier ; last but not least, les prix de l'innovation dont les lauréats, avocats et non-avocats, seront désignés par les membres associés de l'Incubateur à l'issue d'un concours dont la seconde édition a été lancée. Les prix seront remis le 3 décembre 2015.

 

2.Pourquoi un Prix de l'Innovation ?

Lise Damelet :

Pourquoi « des » Prix de l'Innovation? Nous avons intitulé cette structure « Incubateur » mais son fonctionnement se rapproche davantage des « accélérateurs » qui sont assez communs dans l’écosystème des startups. L’Incubateur du barreau de Paris, le titre interpelle : on cherche à faire et à penser autrement. C’est la première fois qu’un barreau crée une structure destinée à « accélérer » des projets qui peuvent faire évoluer nos modes d’exercice, nos prestations de services, nos relations avec les autres professions, juridiques ou para-juridiques. Le barreau de Chicago a suivi l’initiative en mettant en place un incubateur outre-Atlantique, nous sommes presque en avance ici à Paris !

Nos « Prix de l'innovation », ce sont des propositions : une fois les projets novateurs repérés, ils sont récompensés financièrement puis accompagnés. Nous travaillons au développement de deux nouveaux partenariats dont les lauréats bénéficieront  : l’un avec un éditeur de logiciel, l’autre avec un organisme qui a pour devise « Servir l’Avenir ».

Parler innovation au sein d'une profession non commerciale, soulever l’idée que des modes d’exercice nouveaux puissent exister, rencontrer des startups, encourager les initiatives novatrices, exprimer l’idée de partenariats, évoquer des levées de fonds, une ouverture du capital, la tâche est ardue. On a choisi d’inverser la dynamique : partir de ce qui se fait pour réfléchir à ce qui pourrait se faire et non l’inverse.

 

3.Droit et innovation font-ils bon ménage ?

Jean-Pierre Grandjean :

Plus que le droit, ce sont les acteurs du droit, au premier rang desquels les avocats, que la révolution numérique confronte à de nouvelles réalités, en France comme ailleurs dans le monde.

D'un côté, on assiste à l'arrivée de nouveaux concurrents qui, sur internet et grâce à la modélisation de certaines prestations juridiques, offrent à moindre coût des services d'accès au droit et aux tribunaux. Ces nouveaux services se développent rapidement, en nombre et en efficacité.

Nous avons, pour y faire face, notre compétence et notre déontologie. Mais la profession doit elle-même innover et tirer le meilleur profit des technologies nouvelles. Sans quoi elle risque de n'être pas en mesure de résister à une sorte d'"uberisation".

D'un autre côté, cette évolution est, pour notre profession, riche en opportunités. Les avocats sont des entrepreneurs et notre responsabilité est d'encourager ceux qui veulent relever le défi : par la formation (initiale et continue), par l'adaptation de certaines de nos règles s'il le faut, par la mise en place d'outils adaptés et par des aides concrètes. Les jeunes avocats sont directement concernés, car ce monde juridique en pleine évolution est celui du présent et de leur futur. Les actions que mène l'incubateur s'inscrivent de plein pied dans cette réalité.

 

4.Qu'attendez-vous de cette 2ème édition ?

Lise Damelet :

Nous attendons des projets d’avenir, des passerelles (avocats-juristes/avocats-startups/avocats-tech), des ambitions partagées.

Nous venons d'étendre les deux Prix (Avocat & Non-Avocat) à des projets portés par des acteurs établis hors de Paris, alors lancez-vous ! Les dossiers de candidatures pour les prix de l'innovation seront reçus jusqu'au 30 octobre 2015.