Editorial

Revue de l'UJA 2015

Mis à jour le 28.05.2015

Attention, le directeur de la publication décline toute responsabilité du fait du caractère légèrement corrosif de l’annonce ci-dessous (l’abus de publications et de spectacles satyriques n’est pas dangereux pour la santé).

 

LE MOT DES DIRECTEURS DE QUALITE DE LA REVUE 2015

Le Cab, Enfin une revue de qualité, du 9 au 12 juin à 20 heures 30 au Théâtre Dejazet

Cher spectateur de qualité,

Si vous vous êtes un jour demandé ce qu'est l'Art, si vous vous êtes déjà interrogé sur ce qui différencie le Beau du Juste ou si l'on doit préférer le Sensible à l'Intelligible, vous êtes sacrément mal tombé.

Nous ce qu'on aime, c'est les vidéos avec des chatons qui glissent dans des baignoires et les émissions où des mecs se font courser par des flics asthmatiques. Alors autant dire qu'on s'est pas trop inspirés des pièces d'Eschyle (prononcer échile), de Tchekhov (comme ça se prononce) ou d'autres types que personne ne connait. Et c'est pas le Ministère de la Culture qui démentira.

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Néanmoins, vous allez découvrir une œuvre (tout de suite, les grands mots) qui évoque les différentes générations d'avocats et la diversité de notre profession, de la plaidoirie d'assises (ratée) au répondeur téléphonique (réussi) du Conseil de Prud'hommes.

Pourquoi "Le cab" ? Parce que c'est le dénominateur commun entre le cabinet et le cabaret. Ce titre insiste sur une dualité (comme les sœurs Attias) ou même une schizophrénie (voir à Rembauville-Nicolle ou à Canu-Bernard dans le Dictionnaire de la psychiatrie). Pour le titre, c'est vrai qu'on s'est pas vraiment foulé mais quand on voit le slogan de Gordon-Krief et Flichy, infoutus d'aligner un sujet, un verbe, un complément ("Nous Avocats")…

Pourquoi "Enfin une revue de qualité" ? Parce qu'en cette période de campagne pour le Bâtonnat, on a eu la faiblesse de penser qu'une promesse non tenue passerait inaperçue.

 

 

 

 

Cette revue est un cri ! Pas comme celui, vulgaire, de Munch (comme ça se prononce) qui est à la peinture ce que Laurent Martinet est à l'Ordre, un second couteau (dans le dos). Pas non plus comme celui de Jean-Louis Bessis réalisant après sa huitième campagne qu'il ne sera sans doute pas bâtonnier de son vivant. Ni celui, en chœur, d'Attias et Lerègle découvrant avec stupeur la veille de l'élection qu'ils n'ont aucun programme.

C'est le cri de jeunes Avocats qui n'ont pas grand chose à dire mais qui veulent quand même que leur voix ne fasse pas que tomber dans une urne (électronique qui plus est, autant dire dans le néant). Une sorte de brame du cerf pendant l’accouplement.

Nous n'avons pas la prétention de réunir le barreau, tels Chabert et Cohen qui s'engueulent déjà sur leur photo de campagne (Cohen : "t'es con ou quoi ?", Chabert : "tu veux ma main dans la gueule ?"), mais plutôt d'y mettre un joyeux bordel.

Nous faisons le pari de l’originalité. Picard fait dans le surgelé, Sicard dans le réchauffé, nous nous engageons à vous fournir des produits frais et légers. Avec nous, vous ne confierez le pouvoir à des irresponsables que pendant deux petites heures.

Et finalement, si le mauvais esprit était un art ?

Bon spectacle !

Matthieu Hy & Laura Baccelliere