Editorial

Plan prison : le gouvernement n'apporte pas les bonnes réponses

Mis à jour le 14.09.2018

L’Ordre des avocats de Paris estime que le plan prison présenté par Nicole Belloubet en conseil des ministres le 12 septembre 2018 ne répond que très partiellement aux problèmes de surpopulation carcérale, de dégradation des conditions de vie des détenus et des difficultés liées à leur réinsertion.

Il rappelle son attachement aux solutions alternatives pour les courtes peines comme la prison ouverte qui a été expérimentée dans certains pays d’Europe, mais aussi la détention à domicile et le stage de citoyenneté. Ces solutions avaient été présentées lors du Colloque sur « la prison : pourquoi, pour qui, comment ? », organisé le 21 juin dernier à Paris.

En revanche, le barreau de Paris se félicite que la ministre de la Justice ai prévu de mettre en avant la détention électronique, le régime de semi-liberté ou encore le Travail d’intérêt général pour les peines punies d’un an d’emprisonnement.

II constate cependant avec regret que la justice ne bénéficie toujours pas de moyens financiers supplémentaires de nature à en améliorer l’efficacité.

Pour Marie-Aimée Peyron, bâtonnier de Paris, et Basile Ader, vice-bâtonnier de Paris : « Le gouvernement ne rompt pas avec sa logique carcérale. Il s’agit de donner plus de moyens à notre justice pour permettre un véritable suivi des prévenus et mettre fin à la situation indigne de nos prisons, et d’amorcer une vraie réflexion sur le sens de la peine ».