Editorial

Peine de mort en Indonésie

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Mis à jour le 23.06.2015

Le bâtonnier de Paris, le vice bâtonnier, les membres du conseil de l’Ordre et les 27 000 avocats du barreau, expriment leur très grave préoccupation vis à vis du durcissement  affiché par le président indonésien dans l’application de la peine de mort. 

Le président a refusé les demandes de grâce de condamnés et a autorisé l’exécution, le 18 janvier dernier, de cinq étrangers et d’une Indonésienne. Aujourd’hui, c’est un ressortissant Français, Serge Atlaoui, qui risque de se voir administrer la peine de mort par fusillade.

La peine capitale relève aujourd’hui d’une Justice qui est désormais définitivement incompatible avec notre système de valeurs judiciaires et de sécurité publique.

Si le fait que l’Indonésie n’ait pas encore rejoint le groupe des Etats dits « abolitionnistes » constitue un premier sujet de mobilisation légitime, l’exécution annoncée d’un ressortissant français doit mobiliser les plus hautes autorités de notre pays, afin que tous les moyens possibles portés par la diplomatie et les grandes voix de la France, concourent à s’y opposer.

C’est dans ces conditions que le barreau de Paris tout entier, membre fondateur de la Coalition mondiale contre la peine de mort, est solidaire de son confrère Maître Richard Sédillot, avocat de notre ressortissant, et du Quai d’Orsay, dans leur combat de la dernière chance, pour le condamné à mort français de Djakarta.