Agenda

Changer de comptabilité pour sauver le vivant ?

Environnement

Modifié le 27.08.2019

30septembre
19:00 - 21:00
Auditorium Louis-Edmond Pettiti, Maison du Barreau, 2 rue de Harlay 75001 Paris

Procès co-organisé par la Commission Développement Durable de l’Ordre des avocats de Paris, BioRESP (Tek4life) et OREE

Commission développemen durable
Responsable : Patricia Savin, avocat à la Cour

18h30 - Accueil

Ce vrai-faux procès - ®Tribunal pour les Générations Futures selon un format sous licence inventé par Usbek & Rica - jugera un éminent économiste, Jacques Richard, professeur d'économie à Paris Dauphine, expert en comptabilité durable qui propose une nouvelle manière de compter, dans laquelle l'humain et la nature seraient aussi importants que le capital financier.

Cette nouvelle approche de la comptabilité vient en échos au rapport « L’Entreprise, objet d’intérêt collectif » remis le 9 mars 2018 par Nicole Notat et Jean-Dominique Sénart aux Ministres de la Transition écologique et solidaire, de la Justice, de l’Economie et des Finances, du Travail qui a déjà conduit à la modification du Code civil en son, article 1833.

 

 

Ce rapport conclut ainsi que « Toute compréhension de l’entreprise passe par sa comptabilité. Or les enjeux sociaux et environnementaux qui doivent être considérés, en sont absents. De même que le droit des sociétés a pu apparaître décalé avec la réalité, la comptabilité strictement financière ne donne pas une image fidèle de la pratique des entreprises. Une étude pourrait donc être engagée sur ce sujet. – Recommandation n°10 : engager une étude concertée sur les conditions auxquelles les normes comptables doivent répondre pour servir l’intérêt général et la considération des enjeux sociaux et environnementaux. ».

Dans cette veine, des économistes dissidents, dont fait partie Jacques Richard, prônent le changement radical de notre référentiel comptable. Ils préconisent d’intégrer la préservation du capital naturel et du capital humain dans les comptes des organisations. Ce projet touche l’ADN de notre économie, son moteur…

Le normalisateur comptable international américain (IASB) n’entend pas forcément revoir ses standards pour tenir compte des « externalités ». La légitimité de cette autorité qui édicte les normes pour toute l'industrie mondiale est toutefois contestée, notamment en Europe. Des pratiques émergentes montrent l'intérêt de prendre en compte les milieux de vie. Les entreprises font des rapports extrafinanciers qui renseignent sur les impacts environnementaux et sociaux des entreprises.

Le temps est-il venu de subvertir les normes comptables? Tel est l’objet de ce vrai-faux procès, avec avocat de l’accusation, avocat de la défense, témoins et jury. Cette proposition est problématique pour bon nombre d’experts en place qui vont, lors de ce tribunal témoigner à charge et à décharge des griefs de subversion, manipulation et encouragement à marchandiser la nature. Le tribunal donnera la parole à des témoins de toutes sortes : dirigeants d’entreprises, garants des normes comptables, cabinets de conseils ou de notation, responsables associatifs, mais aussi avocats et personnalités politiques.

Aller plus loin :
Faudrait-il passer le vivant et la planète en comptabilité, Par Jean-Jacques Perrier, 13 décembre 2018, UP’ Magazine
Pas de transition écologique sans transformation comptable ! par Alexandre Rambaud, Dorothée Browaeys, Jean-Paul Karsenty, Clément Feger. Tribune parue dans UP' Magazine, 6 février 2019

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Date

Mardi, août 27, 2019