Editorial

L'incarcération en France, un modèle perçu comme défaillant.

Mis à jour le 20.06.2018

Sondage du barreau de Paris sur la perception qu'ont les français de l'incarcération 

Réalisé du 18 au 20 juin auprès de 1171 personnes représentatives des français âgées de 18 ans et plus, ce sondage illustre qu’une majorité de Français estime que l’incarcération en France est un modèle défaillant et que la prison ne remplit pas ses objectifs. 

80% d’entre eux considèrent de même que les personnes incarcérées subissent fréquemment des violences verbales, physiques ou sexuelles.

Ils sont seulement 39 % à estimer que la prison favorise la réinsertion des détenus, et dans une même proportion à considérer la part de prévenus qui n’ont pas encore été jugés dans nos prisons. 

Néanmoins, une tendance novatrice jamais enregistrée dans de précédents sondages fait apparaître que 6 français sur 10 sont favorables à des alternatives à la prison: le recours aux TIG (travaux d'intérêt général) pour les peines légères des délinquants les plus jeunes et le développement des "prisons ouvertes" où les détenus peuvent circuler librement pendant la journée, avec des projets de réinsertion et de responsabilisation des détenus.

Pour Basile Ader, vice-bâtonnier de Paris : « L’état de nos prisons est une honte pour notre société. Il existe des alternatives, il s’agit désormais de les mettre en œuvre ».