Editorial

Incident inadmissible à la Maison d'arrêt des hommes de Fresnes

Chronique

Mis à jour le 30.05.2017

Le Conseil de l’Ordre du barreau de Paris a fermement réagit suite à l’incident inadmissible et volontairement vexatoire dont a été victime une avocate du Barreau de Paris lors de la visite de son client lundi 22 mai dernier à la Maison d'arrêt des hommes de Fresnes.

Lors de son passage au portique de sécurité, cette avocate est pieds nus, vêtue seulement d’une jupe et d’un chemisier, ayant ôté sa montre, ses lunettes et son collier. Comme le portique continue de sonner, elle fait l’objet d’une palpation au niveau du soutien-gorge par une surveillante qui indique qu’elle ne trouve aucun objet. Pourtant, à sa grande surprise, il lui est de nouveau demandé de passer sous le portique qui se remet inévitablement à sonner.

Le surveillant lui indique qu’il ne peut pas la laisser entrer en vertu du règlement. Alors qu’elle essaie d’objecter, le surveillant lance à la cantonade « elle en a rien à foutre de ce qu’on lui dit ». Elle lui répond que c’est nécessairement son soutien-gorge qui sonne et qu’elle a déjà été palpée. Le surveillant lui rétorque « tirez-en les conséquences ». L’avocate lui demande s’il insinue qu’elle doit retirer son soutien-gorge, et il lui répond « si vous voulez, mais vous allez sortir d’abord, car sinon je vous fais un signalement pour exhibition ».

L’avocate va donc être contrainte - sous peine de ne pouvoir rencontrer son client - de sortir de la Maison d'arrêt et d’ôter son soutien-gorge dans la rue, avant de le placer dans son sac. Cet incident n'est pas le premier du genre dans cette Maison d'arrêt et d'autres avocates ont déjà été victimes du même traitement dégradant et humiliant.