L'incendie de la Commune et ses suites
Le 26 mai 1871, l’incendie du Palais de Justice, allumé par les insurgés de la Commune, ravage une grande partie des bâtiments : la salle des Pas-Perdus et l’ancienne Grand’Chambre sont détruites, de même que la Cour d’assises et une grande partie des locaux abritant la Cour de cassation et les archives judiciaires. La bibliothèque des avocats n’est pas épargnée : les deux tiers de ses ouvrages et de nombreux manuscrits sont réduits en cendres.
Edmond Rousse

Dans son ouvrage sur la Justice à Paris pendant le Siège et la Commune (1870-1871), publié en 1919, l’avocat Jules Fabre a donné un récit saisissant des événements, dont les acteurs majeurs sont le Bâtonnier Edmond Rousse (à gauche) et le bibliothécaire Nicolas Boucher (à droite). Dès le 24 mai, ce dernier accourt au Palais en proie aux flammes :
Après l'incendie
Ces quelques documents témoignent à eux seuls de l’étendue du sinistre :
la façade du boulevard du Palais n’est plus que ruine, de même que la salle des Pas-Perdus. Les bâtiments dévastés par le feu qui donnaient sur la cour de la Sainte-Chapelle, dont ceux qui abritaient la défunte bibliothèque, cèdent bientôt la place à un vaste chantier de reconstruction. La tragédie de 1871 ne saurait être oubliée pour autant : le portrait gravé du chancelier Michel de l’Hospital, partiellement victime des flammes, prend ici la valeur d’une pièce à conviction.
Georges Marjolin
Quelques mois après l’incendie du Palais de justice, l’Ordre des avocats lance un appel aux dons auprès de ses confrères sous la forme d’une lettre du 28 novembre 1871, signée du Conservateur de la bibliothèque, l’avocat Paul-Henri Templier, membre du Conseil de l’Ordre (photographie, à droite). En voici quelques extraits :





