
« La profession d’avocat est-elle à un tournant ? »
« Plus précisément, la profession d’avocat doit se moderniser sans perdre de vue les règles éthiques et déontologiques qui ont toujours présidé à sa grandeur et à sa légitimité. C’est en en ce sens que nous pouvons évoquer la mutation de notre profession ».
« Quels sont les objectifs que vous entendez poursuivre ? » .
« En premier lieu, certaines réformes sont d’ores et déjà en cours :
L’unification des professions d’avocat et d’avoué, laquelle devrait être effective début 2011.
L’acte d’avocat.
Ces deux réformes sont issues du rapport Darrois.
Par ailleurs, je souhaite que le droit soit accessible à tous.
Il est donc indispensable de rétablir un équilibre économique en faveur des particuliers par le biais de la déductibilité fiscale de l’honoraire d’avocat. Par ailleurs, il faut instaurer le chèque avocat qui, selon un prix fixé à l’avance, donnera droit au justiciable à une consultation dans les matières de la vie quotidienne.
J’entends que l’exercice de la profession d’avocat soit facilitée et rationalisée.
J’envisage de baisser les cotisations des avocats et je maintiendrai une formation continue gratuite.
La dispense d’une formation de qualité ne peut que faire régresser le taux des sinistres professionnels. Elle conditionnera, dans l’avenir, le niveau de la cotisation individuelle à l’ordre.
Parallèlement à la formation, il est indispensable qu’une veille juridique soit mise en place : mise en ligne, chaque mois, de
newsletters thématiques à l’attention des avocats.
Depuis le début du mois de janvier 2010, le bulletin du barreau est en ligne, la formule sur papier devenant l’exception.
Il est également primordial que les débats du conseil de l’ordre soient transparents : les votes des élus sont dorénavant rendus publics.
Enfin, le barreau de Paris se préoccupe de l’amélioration des services internes de l’ordre via l’instauration de la norme ISO (déontologie, arbitrage des honoraires…).
Dans le même sens, il convient de généraliser le raccordement des membres du barreau de Paris au Réseau Privé Virtuel des Avocats.»
« Qu’attendez-vous du bicentenaire du barreau de Paris ?»
« Beaucoup !
Notre pays doit se tourner davantage vers l’international, favoriser les échanges interprofessionnels.Le bicentenaire sera donc un espace de rencontres à l’échelle mondiale, un moyen de reconnaissance du barreau par les citoyens et les entreprises du monde.» |